Être pompier volontaire ne se réduit pas à un engagement ponctuel. Les astreintes, les formations et l’imprévu des interventions rythment le quotidien :
- En moyenne, un volontaire réalise entre 80 et 120 interventions par an (source : Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France).
- Les formations initiales et continues représentent près de 15 jours par an, à répartir selon les obligations professionnelles et statutaires.
L’une des principales difficultés pour les volontaires du Var réside dans l’articulation de leurs temps de présence en caserne, souvent calibrés selon leurs horaires de travail, leurs congés, ou la disponibilité offerte par leur employeur.
Portraits croisés : dans les coulisses du volontariat
- Sylvain, technicien à Draguignan : « J’ai la chance d’avoir des collègues et un employeur compréhensifs. Je préviens à l’avance mes astreintes, et je peux parfois partir en intervention quand la situation le permet, surtout en dehors des pics d’activité au boulot. »
- Élodie, enseignante à Brignoles : « Les vacances scolaires me permettent de faire plus de gardes en été, mais le reste de l’année, je dois souvent jongler avec les réunions, les copies à corriger… Je cale mes formations sur les mercredis après-midi ou les week-ends. »
- Mehdi, commerçant à Hyères : « La flexibilité est de mise, mais il faut aussi du soutien familial. Mon conjoint prend souvent le relais à la boutique si je dois partir. Il y a des périodes où je réduis mon nombre de gardes, parce qu’on ne peut pas tout faire. »
Ces témoignages illustrent la réalité de milliers de pompiers volontaires dans le Var : l’équilibre est affaire de dialogue, d’organisation… et de solidarité, aussi bien côté professionnel que familial.