L’entrée dans les rangs des sapeurs-pompiers, qu’il s’agisse du concours professionnel, du volontariat ou des Jeunes Sapeurs-Pompiers (JSP), passe toujours par une évaluation physique. Le Var applique le référentiel national, tout en tenant compte de ses propres spécificités géographiques.
Pour les sapeurs-pompiers volontaires (SPV) et professionnels (SPP)
Les séries de tests, généralement identiques à celles d’autres départements, reposent sur le Parcours Adapté à la Fonction de Sapeur-Pompier (PAFSP), complété parfois d’épreuves locales (source : SDIS Var). Voici les principaux modules :
- Luc Léger (test navette) : épreuve d’endurance pour évaluer la VMA (vitesse maximale aérobie). Le palier minimum à atteindre est généralement fixé à 8,5 pour les femmes, 9,5 pour les hommes.
- Tractions ou pompes : à exécuter en nombre minimum (souvent de 5 à 10 tractions franches, ou l’équivalent en pompes pour les femmes ; certains SDIS admettent des variantes).
- Abdominaux : en 60 secondes. Le minimum est souvent entre 30 et 40, toujours en technique contrôlée.
- Saut vertical ou longueur sans élan : pour tester la détente et la puissance des membres inférieurs.
- Parcours d’habilité motrice : franchissement d’obstacles variés, porté de charges symbolisant l’activité réelle.
- Nage 50 ou 100 mètres : certaines casernes, proches du littoral, exigent une aisance aquatique validée.
- Épreuve de port de charge : typiquement, transporter un poids de 20 à 30 kg sur 30 à 50 m, parfois en terrain accidenté.
Chaque SDIS fixe sa propre grille de notation, mais le principe reste partout le même : valider non seulement l’aptitude, mais aussi le potentiel à progresser avec l’entraînement.
Les spécificités du Var
Dans le Var, les conditions de chaleur, la fréquence des feux de forêt et le relief font que l’endurance et la résistance sont particulièrement scrutées. De nombreux retours de terrain soulignent que les interventions sur végétation, fréquentes l’été, nécessitent une capacité à supporter la chaleur et le port de l’ARI (appareil respiratoire isolant) pendant de longues périodes. Il n’est pas rare d’évaluer également la récupération après effort, à cause des interventions successives.